C’est en 1957 que la Fondation Al-Kafaàt a vu le jour, lorsque son fondateur Nadeem Shwayri décide d’apporter enseignement académique à des jeunes filles issues de milieux défavorisés, et enseignement technique dans les métiers de l’hôtellerie, et ceci dans un vieux Couvent à Salima. C’est là-bas que se développe le noyau de l’école hôtelière d’Al-Kafaàt.

La mission de Nadeem prend un autre tournant lorsqu’une fille quadriplégique demande d’intégrer l’école hôtelière. Il réalise que cette jeune fille n’avait aucun moyen de support ne bénéficiait d’aucune réhabilitation adéquate.

C’est alors que Nadeem décide de mettre en place en parallèle avec l’école hôtelière déjà développée à Salima, une petite entreprise industrielle de production de sacs de cuir à Beyrouth. Son objectif était double : (1) former des jeunes adultes atteints de déficits physiques et mentaux au métier de la production de sacs de cuir leur permettant ainsi de gagner leur vie avec dignité, et (2) produire des moyens de support et offrir des soins de réhabilitation au prix du coût aux personnes atteintes de déficiences physiques.

C’est ainsi qu’il établit le tout premier atelier de production de prothèses-orthèses au Liban. Ainsi, les travailleurs qui ont longuement été considérés « handicapés » par la société, sont devenus l’élément central et moteur pour la réhabilitation des personnes démunies au Liban, et contribuent activement au développement social du Liban.

En 1972, moins de vingt ans après ses débuts, la Fondation inaugure son Centre Pilote, The Lily Shwayri Rehabilitation Center, nommé après Lily, l’épouse de Nadeem et qui prend la même décision de vivre la Mission d’Al-Kafaàt. Le Centre comprenait alors dans une aile l’unité de production des sacs de cuir, et dans une autre l’école académique et l’unité de réhabilitation des personnes atteintes de déficiences physiques. L’école hôtelière poursuivait son train à Salima.

Feu Premier Ministre Saeb Salam décore alors la Fondation avec le premier Ordre des Cèdres. C’était la confirmation que toute personne était en mesure de contribuer au bienfait de la société libanaise, et que nulle n’était handicapée.

POTENTIALS, NOT HANDICAPS est alors devenu le crédo de la Fondation, mettant en relief la Mission même d’Al-Kafaàt – le mot Al-Kafaàt en Arabe signifie Potentiels.

Durant cette même époque, la Fondation se développe et met en place de nouvelles formations techniques et professionnelles.

La guerre éclate, mais Al-Kafaàt poursuit son développement. Nadeem construit alors le Centre Notre Dame d’Al-Kafaàt où il y installe l’école hôtelière qu’il déplace alors de Salima à cause de la guerre.

Ce n’est qu’en 1993 que la Fondation inaugure son Campus à Ain-Saadé où elle y installe son Institut d’enseignement technique et professionnel. Et durant la même année, elle inaugure officiellement son l’École Hôtelière Al-Kafaàt à Mansourieh et qui deviendra donc le siège central et final de la Fondation pour l’enseignement des métiers culinaires.

Aujourd’hui, l’école accueille annuellement 200 étudiants, apprentis et stagiaires qui perçoivent une formation leur permettant de décrocher un emploi dans les secteurs de la restauration, l’hôtellerie et l’industrie alimentaire.

Notre mode d’enseignement et de formation requiert une base solide dans la pratique du métier, et ceci dans le cadre de nos différents ateliers de travail et de production, au sein de notre école à Mansourieh ou sur la Campus Al-Kafaàt à Ain-Saadé.

Notre école hôtelière est dirigée par le fameux Chef Ramzi Choueiri.

Aujourd’hui, nos jeunes diplômés travaillent dans les meilleurs hôtels et restaurants, au Liban et internationalement.

Des résidences et logements sont offerts gratuitement à nos élèves et apprentis sur le Campus Al-Kafaàt, afin de faciliter leur accès à leurs stages.